LE FLAMENCO

Le flamenco est un genre musical et une danse, sur la base d'un folklore populaire issu des diverses cultures qui s'épanouirent au long des siècles en Andalousie. Le flamenco vient des noubettes, dont certaines (la moitié s'est perdue) se sont répandues au Maghreb pendant l'expulsion des musulmans de la péninsule Ibérique.

À l'origine, le flamenco consistait en un simple chant (cante) a cappella dont le premier genre fut la toná, établie dans le triangle formé par Triana, Jerez et Cadix. Les claquements des mains pour accompagner s'appellent palmas, la danse, el baile (bailaor pour le danseur), la percussion se fait souvent avec le cajon, avec les pieds (zapateado, un sorte de claqué) et avec les castagnettes. La guitare classique en français est la guitare flamenca. La musique peut être nommée le toque.

Le flamenco a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO le 16 novembre 20101.    ons

Une évolution de la musique flamenca, mené par la génération héritière de la révolution espagnole créé le flamenco nuevo (littéralement nouveau Flamenco) initié par Paco de Lucía et Camarón de la Isla. Mélangeant le flamenco traditionnel à des courants musicaux des XXe siècle tels que la rumba, la musique pop, le rock, le jazz ou encore les musiques électroniques, il est une nouvelle étape dans le processus d'universalisation que vit le flamenco depuis le début des années 1970.

 

 

 

 

 

Formes du flamenco

Le cante flamenco consiste en un certain nombre de formes traditionnelles (et d'autres plus modernes), ayant des structures rythmiques et harmoniques différentes. Le rythme (compás) est sans doute la caractéristique la plus importante pour distinguer les différentes formes du flamenco. Les pièces sont composées de plusieurs « phrases » ou falsetas dont la sensation intense, rythmique est définie par la forme principale du morceau accompagné de la guitare flamenca.

Certaines formes sont chantées sans accompagnement, alors que d'autres utilisent une guitare, voire un autre accompagnement. Certaines formes ne s'expriment que par la danse. En outre certaines danses ou chants sont traditionnellement le privilège des hommes, et d'autres sont réservés aux femmes. Cependant de nombreux aspects traditionnels perdent de leur rigidité. La farruca par exemple, traditionnellement une danse masculine, est aujourd'hui également pratiquée par les femmes.

Classification du Cante

La classification des formes du flamenco fait l'objet de débats, mais une approche classique et pratique est de les séparer en trois groupes. Les formes les plus profondes et les plus « sérieuses » sont connues sous le nom de cante jondo (ou cante grande), alors que les formes relativement plus légères et frivoles sont nommées cante chico. Les formes intermédiaires sont appelées cante intermedio. De nombreux artistes de flamenco parmi les plus grands se sont spécialisés dans une forme unique.

Cantes dans le flamenco

Cante Jondo

Cante Intermedio

Cante Chico

 

 

Garrotín

Siguiriyas

Bulerias

Alegrías

Soleares

Tango

Fandango

Tientos

Malagueñas

Farruca

Peteneras

Granadinas

Guajiras

 

 

Sevillana

 

 

Verdiales

 

 

Milongas

Aujourd'hui, cette classification n'a plus la même signification. Le caractère jondo ou chico est moins fonction du style de compas (solea, buleria, tientos…) que de l'interprétation qu'en fait le chanteur. Par exemple, de nombreux chanteurs interprètent les fandangos libres, ou les bulerias, comme des cantes jondos.

Par ailleurs, on peut ajouter à cette liste d'autres styles plus folkloriques, plus modernes, ou certains styles hybrides :

  • Styles hybrides :

Solea por buleria

jaleos

Zambra

Liviana

Serrana

Buleria

Taranta

Tarantos

Minera

Cartagenera

  • Styles folkloriques :

Seguidilla

Colombiana

Garrotin

Farruca

Malagueña

Rumba

Cantina

Romera

Alegrias

 

Artistes

 

 

 

Chant :

Guitare :

           

 

 

Camarón de la Isla et Paco de Lucía

Danse :

 

 

Bibliographie


Carmen AMAYA (1913-1963).

Danseuse espagnole.

Fille du guitariste El Chino, elle commence à danser à six ans dans un restaurant barcelonais, Las Siete Puertas, puis dans un music-hall parisien, le Palace , au début des années 1920, et enfin à Madrid, en 1923. En 1941, elle se produit avec l'illustre guitariste Sabicas au Carnegie Hall de New York, puis au théâtre des Champs-Élysées à Paris, où elle se produira plusieurs fois avec sa compagnie de ballets.

  • Grande rénovatrice du flamenco, inspirée et sauvage, elle est la première danseuse à présenter un spectacle entièrement *flamenco. Avec une " façon convulsive de piétiner la beauté ", elle développe un style unique en interprétant de façon magistrale des danses masculines, tout en faisant jaillir une danse de feu, profondément gitane, aux fulgurances mystérieuses et tourmentées qui restituent au flamenco sa dimension à la fois tragique et festive. À la fin du film Los Tarantos (1963, réal. Francisco Rovira Baleto), tourné peu avant sa mort, elle est une matriarche brûlée par son art, dont les doigts secs crépitent sur le bois d'une table, appelant au fond d'elle-même l'incantation du duende [l'esprit]. Parmi les nombreux écrivains à lui avoir rendu hommage, J. *Cocteau note : " Carmen Amaya, c'est la grêle sur les vitres, un cri d'hirondelle, un cigare noir fumé par une femme rêveuse, un tonnerre d'applaudissements. Lorsque sa famille s'abat sur une ville, elle y supprime la laideur, la lenteur, le morne, comme un vol d'insectes dévore les feuilles des arbres. "

Née à Barcelone dans une famille de gitans catalans, elle passe son enfance au "Somorrostro",

bidonville bâti à côté de la plage, près d'où se trouve actuellement le village olympique. À l'âge de 6 ans, elle commence à danser dans des restaurants de Barcelone, accompagnant son père, José Amaya "El Chino", guitariste de flamenco1.

En 1929 elle a l'opportunité de danser dans le cadre de l'Exposition universelle qui a lieu à Barcelone, ce qui l'aide à se faire connaître du grand public. Dans la même année, elle danse dans plusieurs villes espagnoles avant de se rendre à Paris, où pendant six mois, elle fait partie d'un spectacle avec la chanteuse espagnole Raquel Meller. En 1935, elle débute au Théâtre Colliseum de Madrid, obtenant un grand succès. Elle commence aussi sa carrière au cinéma, tournant dans des films musicaux tels que La fille de Juan Simon ou Maria de la O.

En 1937, suite à l'éclat de la guerre civile espagnole, elle quitte le pays avec sa troupe pour aller au Portugal, puis à l'Argentine, où elle obtient un grand succès. Pendant 3 ans, elle se produit dans de nombreux pays d'Amérique Latine, avant de débuter aux États-Unis en 1941. Dans ce pays, elle se produit dans les théâtres les plus importants et intervient dans plusieurs films. Le succès obtenu lui vaudra même d'être invitée à la Maison Blanche pour danser devant le président Roosevelt2.

Elle rentre en Espagne en 1947, et enchaîne les tournées nationales et internationales à travers l'Europe, l'Amérique et l'Asie. En 1951, lors d'une cérémonie discrète à Barcelone, elle se marie avec Juan Antonio Agüero, guitariste de sa compagnie, avec qui elle vivra jusqu'à sa mort. Atteinte d'une maladie rénale, en 1963 elle tourne dans le film Los tarantos, malgré son état délicat. Elle arrête la danse et part se reposer à Begur, petit village de la côte catalane, où elle décédera quelques mois plus tard des suites de sa maladie3.

Ses apports au flamenco

Avec son style épuré et énergétique, elle révolutionna la danse flamenca. Elle mit particulièrement en valeur les zapateados (martèlements rythmés des pieds) dans la danse féminine, qui se centrait jusque lors dans les mouvements des bras. Elle possédait une maîtrise rythmique exceptionnelle que l'on pouvait aussi apprécier lorsqu'elle battait des mains ou qu'elle suivait le rythme avec ses doigts sur une table. Elle fut aussi la première danseuse de flamenco à s'habiller en pantalons pour exécuter ses chorégraphies.

Bien que sa facette de danseuse soit la plus connue, elle possédait également une voix remarquable et pleine de nuances. Elle chantait ainsi dans ses spectacles et enregistra plusieurs disques. Pour accompagner ses numéro de danse, elle jouait souvent des castagnettes, instrument qu’elle maîtrisait également.

Grâce à la précision, le rythme et l’élégance de sa danse, elle est considérée comme l’une des plus importants danseuses de flamenco de tous les temps4.

Hommages

En 1959, en sa présence, une fontaine fut baptisée avec son nom à Barcelone, près de l'endroit où elle naquit1.

Jean Cocteau lui rendit hommage en écrivant: Carmen Amaya, c'est la grêle sur les vitres, un cri d'hirondelle, un cigare noir fumé par une femme rêveuse, un tonnerre d'applaudissements.5. Charles Chaplin dit qu'elle était Un volcan allumé par de superbes éclairs de musique espagnole6,7, et Orson Welles que Carmen était la plus artiste des danseuses et la plus géniale des artistes7.

Après sa mort, deux statues lui furent élevées dans sa Catalogne natale, l’une à Barcelone, dans les Jardins de Joan Brossa, à Montjuïc, et l’autre à Begur. Stéfan Le Lay lui rendit hommage dans "Carmen Amaya Forever", un documentaire sorti en 2003.

Filmographie

  • La hija de Juan Simón (1935)
  • Don viudo de Rodríguez (1936) Court métrage
  • María de la O (1936)
  • Martingala (1940)
  • Aires de Andalucía (1942) Court métrage
  • Panama Hattie (1942)
  • Knickerbocker Holiday (1944)
  • Follow the boys (1944)
  • See My Lawyer (1945)
  • Los amores de un torero (1945)
  • Dringue, Castrito y la lámpara de Aladino (1954)
  • Musica en la noche (1958)
  • Los tarantos (1963)

Discographie

  • The queen of the gypsies (1956)
  • Grandes figures du flamenco, vol. 6 (1990)
  • Carmen Amaya en familia (1996)
  • Grabaciones Discos de Pizarra 1948 - 1950 (2002)

 

 

 


Camarón de la Isla

 

 Camarón avec Paco de Lucia

Surnommé Camarón par un de ses oncles (« crevette » en castillan) qui, avec son physique frêle, sa peau blanche et ses cheveux blonds, lui trouvait l'apparence d'une crevette, Jose Monge Cruz est un des chanteurs de flamenco les plus connus. Dès l'âge de huit ans, il commence à chanter dans des tavernes et les arrêts de bus avec Rancapino. À 14 ans, il fait une apparition dans le film El Amor Brujo avec António Gades. Deux ans plus tard, il gagne des premiers prix au festival de Cante Jondo à Mairena del Alcor. El Camarón se rend ensuite à Madrid avec Miguel de los Reyes et en 1968 devient artiste résident à la « Torres Bermejas Tablao » où il restera douze ans.

C'est là qu'il rencontre Paco de Lucía avec qui il enregistre neuf albums entre 1969 et 1977. Ils feront de nombreuses tournées ensemble pendant cette période. Lorsque Paco de Lucía devient davantage retenu par sa carrière en solo, c'est un de ses étudiants, Tomatito qui accompagnera El Camarón.

À 23 ans, Camarón se marie avec Dolores Montoya, une gitane de La Línea de la Concepción qu'il surnomme La Chispa (« l'étincelle »). La Chispa avait alors seulement 14 ans. Le couple aura deux enfants peu de temps après et deux autres par la suite.

Mélangeant flamenco archaïque et innovations de son cru, El Camarón de la Isla a profondément marqué le monde du flamenco avec ses disques comme Potro de Rabia y miel ou La Leyenda del Tiempo. Il est considéré comme le chanteur de flamenco le plus populaire de la période récente et celui qui a exercé le plus d'influence. Bien que son œuvre soit critiquée par quelques traditionalistes (il est un des premiers à avoir utilisé une basse électrique) il représente une étape de l'histoire du flamenco qui a favorisé l'émergence du nouveau flamenco et a inspiré toute une génération de chanteurs comme Diego el Cigala.

En 1992, José Monge Cruz meurt du cancer du poumon. On estime à plus de 100 000 le nombre de personnes qui ont assisté à son enterrement. En novembre 2006, la Poste espagnole lui a consacré un timbre commémoratif1.

Bibliographie

Félix Grande, Paco de Lucía y Camarón de la Isla, (2000)

 

 


Paco de Lucía

 

Paco de Lucía, de son vrai nom Francisco Sánchez Gomes, est un guitariste espagnol né le 21 décembre 1947 à Algésiras (Province de Cadix, Espagne).

  • Il est considéré comme étant un des meilleurs guitaristes flamenco au monde[réf. nécessaire]. Il a notamment apporté des innovations importantes à la guitare flamenca. Il est un grand admirateur de Niño Miguel, guitariste qui n'a cessé de le fasciner malgré une carrière écourtée par des problèmes psychologiques ; sa manière d'interpréter les Fandangos de Huelva lui doit beaucoup notamment.

Biographie

Son environnement familial fut favorable à son travail musical, tout d'abord par son père lui-même guitariste qui lui donne ses premières leçons à l'âge de 5 ans, puis ses frères, Ramón de Algeciras reconnu comme guitariste de talent et Pepe de Lucía qui mena très tôt une carrière de chanteur de flamenco.

A Jerez, il participe à un concours de flamenco à l'âge de 12 ans et remporte le prix spécial. À l'âge de quatorze ans il est engagé comme guitariste pour la compagnie de danse José Greco et commence sa première tournée aux États-Unis. À New York il rencontre Mario Escudero et Sabicas, deux guitaristes espagnols de renommée qui l'encouragent à mener une carrière de soliste.

Après l'enregistrement en solo de son premier disque en 1965 et un concert au Teatro Real de Madrid son talent est reconnu unanimement. L'innovation de ses compositions dans le milieu du flamenco traditionnel associé à une grande technique instrumentale lui ouvre d'autres horizons musicaux.

Paco de Lucía adapte et enregistre plusieurs thèmes du compositeur espagnol Manuel de Falla, et quelques années plus tard il enregistre l'œuvre majeure de Joaquín Rodrigo, le Concerto d'Aranjuez.

Entre-temps il collabore avec de nombreux musiciens de Jazz, Larry Coryell, Chick Corea... En 1981, un trio réunit les guitaristes John McLaughlin, Al Di Meola et Paco de Lucia, le disque Friday Night in San Francisco enregistré à l'issue d'une tournée mondiale se classe rapidement parmi les meilleures ventes de disques de guitare instrumentale.

Sans jamais oublier son univers musical d'origine il s'associera à l'enregistrement de 10 albums de la grande figure du chant flamenco Camarón de la Isla.

Paco de Lucía représente l'influence de nombreux guitaristes et participe avec eux à l'expression d'un nouveau flamenco qui élargit considérablement son audience à travers le monde.

En automne 2004 Paco de Lucía reçoit à Oviedo (Asturies - Espagne) le Prix Prince des Asturies des Arts, qui est le plus prestigieux d'Espagne.

« Considéré comme le plus universel des artistes flamenco, son style a fait école parmi les plus jeunes générations et son art est devenu un des meilleurs ambassadeurs de la culture espagnole à travers le monde », a estimé le jury.

« Tout ce qui peut s'exprimer avec les six cordes d'une guitare peut sortir de ses mains, qui s'animent avec l'émouvante profondeur de la sensibilité », a ajouté le jury.

À noter, qu'il est l'un des compositeurs de la musique du film The Hit de Stephen Frears en 1984.

Paco de Lucia vit aujourd'hui à Tolède, en Espagne.

Discographie

Filmographie

Bibliographie

 

 

 

 

 


SEVILLA

SEVILLA

Séville

(Sevilla en espagnol) est une ville du sud de l’Espagne, capitale de la province de Séville et de la communauté autonome d’Andalousie1.

Peuplée par 704 1982 habitants en 2010, située au centre d'une riche région agricole, traversée par le Guadalquivir et connectée à un important réseau de communication, la cité est le cœur économique, politique et culturel de l’Andalousie, et constitue l’une des plus importantes villes du pays, mais aussi de l'Europe du Sud.

C’est également une ville au passé prestigieux, ayant légué un patrimoine artistique d’une immense richesse, qui en fait une des destinations touristiques les plus prisées d’Europe et l'auréole d’un certain prestige. Ses monuments, les nombreux artistes qui y sont nés ou y ont œuvré, son histoire glorieuse, ses fêtes traditionnelles, mais aussi son climat ont ainsi contribué à sa renommée

Traditions

Bars et tapeo

Le bar est un lieu incontournable de la vie sociale sévillane. Les débits de boissons sont légion, tant dans le centre, que dans les quartiers périphériques. Ils sont un point de rencontre entre les habitants d'une rue, les habitués, les employés du secteur et les gens de passage. Une grande majorité de sévillans se rend dans les cafés aux heures du déjeuner, de l'apéritif (deux coutumes qui ont conservé toute leur vigueur), des repas, ou aux moments des pauses au travail. Les établissements sont souvent bondés à midi et, surtout dans la partie historique, le soir, en période de week-end essentiellement.

La tradition du tapeo est très largement répandue dans toute l'Espagne. Toutefois, Séville est réputée pour l’intensité de cette pratique, qui consiste à naviguer de bar en bar, en famille, entre amis, ou entre collègues, afin de partager un rafraîchissement et quelques tapas. Le vin et la bière y sont les breuvages de loin les plus consommés, vendus à un prix modique. Le tout est communément accompagné de tapas, ou de simples cacahuètes, pistaches, pipas, altramuces (lupins) ou olives. Cette coutume du bar appartient au rituel que tous les autochtones accomplissent à une fréquence plus ou moins élevée. Le dîner au restaurant ne répond pas à un usage aussi répandu qu'en France, ou que dans le nord du pays. Les tabernas (tavernes), cervecerías (brasseries), et autres bars concentrent les foules jusqu’à tard le soir. Parmi les zones les plus courues peuvent être citées la Plaza del Salvador, la Calle Adriano (plus généralement les alentours des arènes), le quartier de Santa Cruz (notamment la calle Mateos Gago), le quartier de l’église Santa Catalina ou encore Triana.

Vie nocturne

Tablao flamenco

Plus tard dans la soirée, certaines rues et places reçoivent les amateurs de fête, qui se rassemblent dans les bars de nuit et discothèques. Le quartier de Triana, et notamment la Calle Betis, au bord du Guadalquivir, est certainement l'un des plus fréquentés, pour ses bars de nuit ou ses tablaos. Les noctambules amateurs de bars s'agglutinent également sur la plaza de la Alfalfa et ses alentours. Le quartier de l'Arenal attire les férus des boîtes de nuit, lesquels se retrouvent en été aux abords du parc de María Luisa, où abondent les discothèques en plein air. Enfin, la jeunesse plus portée par la musique et l'ambiance alternatives tend à se concentrer le long d'une promenade, la Alameda de Hércules.

Une autre pratique nocturne reste très prisée des jeunes sévillans : la botellona. Cette tradition bien implantée parmi les jeunes dont les moyens ne leur permettent pas de consommer dans les débits de boissons, consiste à acheter au supermarché des bouteilles d'alcool, pour les consommer ensuite en pleine rue, lors d'un botellón, regroupement spontané et improvisé, pouvant réunir au même endroit de quelques individus à plusieurs centaines de personnes. Le gouvernement andalou, à l'instar d’autres communautés autonomes, a toutefois décidé en 2006 de réglementer la tenue des botellones, pour limiter la gêne occasionnée au voisinage, et promouvoir la lutte contre l'alcoolisme 57. Les municipalités sont depuis lors autorisées à prohiber la tenue de botellones sur la voie publique, et à mettre en place des enceintes à ciel ouvert spécialement affectés à cet usage : les botellódromes, qui connaissent désormais une affluence imposante58.

Gastronomie

La gastronomie populaire sévillane est fortement influencée par la cuisine méditerranéenne, à base de poissons, d’huile d’olive, de nombreux fruits et légumes. Elle accorde également une large place aux produits régionaux des provinces voisines : charcuteries, viande de porc, de taureau, ... Elle se distingue par la simplicité des mets que l’on préfère généralement cuisinés nature, grillés ou sautés : les plats élaborés ou en sauce, si prisés des basques ou des navarrais, pour lesquels la cuisine est une institution, connaissent un écho plus limité.

Au premier rang de la gastronomie sévillane figurent les productions régionales, qui rentrent souvent dans la composition des tapas :

Parmi les mets les plus fréquents se retrouvent :

Flamenquines
  • le cocido andaluz : sorte de pot-au-feu local, à base de bœuf, de boudin, de chorizo, de lard, de pommes de terre,
  • la pringá : mets composé à l’origine des restes de viandes du cocido andaluz, hachés et recuits à l’huile d’olive et souvent assaisonnés de tomate et de piment. Aujourd’hui fréquemment cuisinée expressément, elle est généralement servie en tapa sous forme de montadito, dans un petit pain,
  • les huevos a la flamenca : œufs sautés avec tomates et chorizo,
  • le flamenquín : roulé frit de jambon de montagne ou d’York et de filet de porc (lomo),
  • les salades composées diverses : ensaladilla rusa,
  • les épinards à la sévillane : cuits avec des pois chiches et du cumin,
  • le solomillo : filet mignon de porc, cuisiné à l’ail et flambé au whisky, ou servi accompagné d’une sauce au roquefort,
  • les fritures de poissons (morue, éperlans, anchois, …) et de mollusques (calamars, seiches, …),
  • la queue de taureau, cuisinée en ragoût,
  • le gazpacho : soupe froide à base de tomates, de concombre, d'ail, d'oignon de poivron, de pain, d'huile d'olive et de vinaigre
  • le salmorejo : sorte de gazpacho très épais, accompagné d’œuf dur mouliné ou de dés de jambon,
  • gambas à l’ail,
  • les albóndigas : diverses boulettes de viandes ou de poissons, assaisonnées de divers condiments, panées puis frites,
  • les papas aliñás : pommes de terre, qui une fois cuites, refroidissent en marinant dans un mélange d’huile d’olive, d’oignon haché, de persil et de vinaigre de Jerez

Les pâtisseries, généralement issues de la tradition orientale, sont fort prisées à Séville. Les plus fameuses trouvent leurs origines dans les très nombreux couvents de la ville, dont certains continuent à les produire et à les commercialiser :

La Torrija, le pain perdu andalou
  • les pestiños : sortes de petits beignets enrobés de miel, et parfumés au sésame et à la cannelle,
  • les cortadillos,
  • les torrijas : sorte de pain perdu,
  • les yemas : jaunes d’œufs cuits mélangés à du sucre et aromatisés à la vanille

La confiture d'écorces d'oranges amères est également très prisée. Une autre spécialité très appréciée au petit déjeuner est la tostaíta, simple pain grillé, frotté à l’ail puis arrosé d’huile d’olive. On lui ajoute ensuite, selon les goûts, divers ingrédients : jambon, tomate, ...

 

Les principaux parcs et jardins publics de Séville 38  Folla Carballo americano.jpg
Nom Surface Nom Surface
District Centro Parque de Miraflores 940 000 m²
Jardines del Alcázar 70 000 m² Parque de San Jerónimo 148 677 m²
Paseo de Catalina de Ribera 18 250 m² District Nervión-San Pablo
Jardines Chapina Inconnue Jardines de la Buhaira 35 000 m²
Jardines de Cristina 8 100 m² Jardines de Federico García Lorca 9 240 m²
Jardines de Murillo 8 854 m² District Sur
Jardines del Paseo Colón 45 935 m² Jardines de las Delicias 54 250 m²
Jardines del Valle 10 554 m² Jardines del Prado de San Sebastián 58 384 m²
District Este Parque José Celestino Mutis 45 000 m²
Parque Amate 316 800 m² Parque de María Luisa 340 000 m²
Parque Infanta Elena 35 000 m² District Triana-Los Remedios
District Macarena Jardines del Guadalquivir 23 374 m²
Jardines de San Diego 27 412 m² Parque de los Príncipes 108 000 m²
Parque del Alamillo 480 000 m²    

 

Flamenco Séville : les tablaos

Les tablaos de Séville proposent des spectacles de flamenco professionnels et chorégraphiés faits par des artistes de renommées souvent internationales. Vous pourrez assiter à un dîner-spectacle ou simplement boire une boisson seule. Les spectacles de flamenco de Séville sont de grande qualité et font partie des plus renommés d'Espagne.
Tablao El Arenal
Tablao Los Gallos
Tablao El Patio Sevillano

un flamenco improvisé à SévilleFlamenco Séville : les bars flamencos

Les spectacles y sont improvisés et d'une durée plus courte (environ 1H). L' ambiance y est plus intime car les salles sont souvent petites; la passion remplace souvent le professionnalisme. N'hésitez pas à vous joindre à la danse!
- La Carboneria : calle Levies 18 - Séville
- El Tamboril : plaza de Santa Cruz - Séville
- El Perro Andaluz : calle Bustos Tavera 11, Santa Catalina - Séville (soirée flamenco tous les jeudis)
- La Casa Anselma : calle Pages del Corro 49 - Séville

un festival de flamenco à SévilleFlamenco Séville : Festival Flamenco et Musée du Flamenco

Tous les deux ans Séville accueille un festival de flamenco de début septembre à début octobre.
BIENNALE DE FLAMENCO
Un musée de la danse et du flamenco à ouvert ses portes à Séville.
Musée del Baile Flamenco